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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 14:52
Tant espérer des nuits - Alain Emery - 2019
Tant espérer des nuits - Alain Emery - 2019

« Tant espérer des nuits » nous transporte au début du siècle dernier dans un Paris en guerre. On y rencontre Modigliani et son ami Cendras.

Alcool, drogue, voyages au bout de la nuit pour noyer le mal-être, recherche du plaisir de la chair, du pinceau dont le mouvement laisse apparaître des nus sensuels aux teintes chaudes.

Les nuits s'enchaînent, fiévreuses encore et encore.

Et parmi ce chaos, une petite irlandaise, putain des gueules cassées . On dit qu'elle n'est pas belle, que les hommes ne la regardent pas dans les yeux. Mais elle se donne à eux et tente de les sauver par un baiser, une caresse.

On raconte qu'elle a déjà croisé l'homme à la rose à plusieurs reprises.

On raconte aussi qu'elle pose pour les peintres et les sculpteurs .

Elle devient le modèle de l'artiste maudit le temps d'un soir.

Elle devient belle pour l'éternité.

 

Après avoir fermé le livre, je suis partie à la recherche de la petite irlandaise .

Pas une photo, pas un article. Nada.

La seule preuve de son existence, c'est Cendras qui nous la donne, lors d'un hommage à son ami Modigliani en 1953.

 

 

« Et le plus beau nu, il l'a fait avec une petite irlandaise qui était moche comme un sang de punaise. »

 

 

Merci Blaise pour ce cadeau, tu combles de bonheur un écrivain en lui permettant de parachever sa trilogie de portraits de femmes.

Car c'est ainsi, Alain Emery aime le mystère des photos oubliées, des destins anonymes, des illustres fantômes. Il se charge alors de les faire revivre le temps de quelques phrases, leur inventant une histoire avec finesse et immensément de respect.

 

 

 

Du même auteur sur L'oiseau Livre : Partition pour chevrotine     

                                                          Passage des mélancolies

                                                          La racine du fleuve

 

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 10:24
Noir sur la ville 2019
Noir sur la ville ,c'est maintenant, aujourd'hui et ce weekend. Un temps fort à ne pas manquer pour les amoureux du noir et du polar. Pour le programme et la liste des heureux élus c'est par ici https://noirsurlaville.fr/ .
Pour ma part, je trépigne d'impatience à l'idée de revoir mes chouchous Jérôme, Alain, Marin et Fréderic venus des 4 coins de l'hexagone et de rencontrer certains auteurs déjà lus mais jamais vus. Dimitri Rouchon Borie , pour ne citer que lui.
Premier pas ce soir à 19h à la médiathèque de Langueux pour claquer la bise à Fred.
Pour les autres, rendez-vous demain à Lamballe.

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 17:53
La manufacture de livres-Octobre 2018

La manufacture de livres-Octobre 2018

 

« Il n'y a pas ici de monstres. Il n'y a que des femmes et des hommes, de ceux qui pensent, à chaque fois, avoir fait de leur mieux. »

 

Dimitri Rouchon-Borie, ancien chroniqueur judiciaire nous livre ici une parcelle de la justice ordinaire. Celle qui œuvre quotidiennement dans le secret des salles d'audience, celle qui côtoie la veuve et l'orphelin, le riche et le pauvre, le bon, la brute et le truand.

 

La première partie nous embarque au tribunal correctionnel où sont jugés les petits délits. On assiste alors à une succession de situations tantôt drôles, tantôt tendres et étonnantes. L'auteur manie allègrement les mots et offre des dialogues imprévisibles, entraînant ainsi le lecteur au cœur du prétoire où le grotesque n'est jamais caricatural, où se jouent des pièces de théâtre à géométrie variable, en un acte ou plus...

Et on y croit.

On croit en ces personnages décalés, en la folie ordinaire. On sourit devant la répartie des juges qui, grâce leur assiduité sur l'estrade et leur grande expérience de la nature humaine, ont acquis ce pouvoir sur l'humour et ce recul suffisant pour ne pas sombrer dans le pathologique. Nul doute qu'ils maîtrisent leurs sujets.

 

C'est alors que se présente la seconde partie, consacrée aux Assises. Exit les petits délits …

Dans un premier temps, l'auteur parvient à nous faire sourire. Il est doué car la suite est bien moins réjouissante.

On fait connaissance avec les prévenus, Monsieur Carré et sa masse de muscles, Monsieur Rond et son crâne rasé, pour ne citer qu'eux.

On ne peut s'empêcher de faire référence aux albums « Monsieur Madame » et on prend plaisir à s’introduire dans l'intimité du procès en devenant observateur de tout ce petit monde. Oui mais voilà, au fil de l'audience, notre sourire s'estompe, on découvre une histoire funeste. Les faits sont tellement sinistres qu'ils semblent irréels.

 

« Il y a un silence dans la salle. De ces silences qui n'appartiennent qu'aux cours d'assises. On ne sait pas bien s'ils soulagent. Ils pèsent trop. On ne sait pas bien s'ils sont une fin. Ou s'ils sont un seuil. »

 

Un excellent moment de lecture. 

 

 

 

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21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 10:29
Noir sur la ville 2018 - Retour en images

Noir sur la ville ? 

Très cool samedi , trop cool dimanche.

Pas vu les heures passer, tout le monde a assuré. 

Côté auteurs et organisateurs , retrouvailles joyeuses et ambiance chaleureuse.

Un peu comme à la maison quand tu mets tes chaussons.

Et puis y a les expos, conférences et rencontres. 

Coup de coeur pour  Gildas Chasseboeuf et ses carnets de prison 

qu'on pouvait admirer pas très loin des lampions.

 

Quelques photos en vrac pas toujours nettes , très souvent floues. 

Merci Lili pour ce sauvetage des images...

 

 

 

Noir sur la ville 2018 - Retour en images
Noir sur la ville 2018 - Retour en images
Noir sur la ville 2018 - Retour en images
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Noir sur la ville 2018 - Retour en images

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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 11:52

 

 

Quand ? Les 16, 17 et 18 novembre 2018

 

? A Lamballe city 

 

Grâce à qui ? Une joyeuse équipe  passionnée de Noir.

 

Avec qui ? Une quarantaine d'auteurs venus en train, bateau à voile ou à dos d'âne dont voici un aperçu.

 

 

 

Franck Bouysse 

-Grossir le ciel (La manufacture de livres 2015)

-Plateau (La manufacture de livres 2016)

 

 

 

Yvon Coquil :

-Dernier train pour Ouessant 2014

 

 

 

 

Caryl Férey

-Raclée de verts

-Plutôt crever

-Petit éloge de l'excès

-Zulu, Haka

 

 

 

 

Denis Flageul

-Jagu (Goater Noir 2016)

-Pêche interdite ( In8 2017)

 

 

 

 

 

Anne-Cécile Dartevel 

-Pop fiction en cours de lecture ( In8 2016)

 

 

 

 

Jérôme Leroy

seul...

-Le bloc (série noire 2011)

-Comme un fauteuil voltaire dans une bibliothèque en ruine

 (Mille et une nuits 2007 - nouvelles)

-Big sister  (Mille et une nuits 2004)

-Monnaie bleue (La table ronde 2009)

-Jugan (La table ronde 2015)

-Un peu tard dans la saison (La table ronde 2017) 

... Et en compagnie de Benois Séverac 

 

 

Florence Médina

-La lune avait bu (novella 2016)

 

 

 

 

Elena Piacentini

-Le dernier homme (In8 2017)

-Des forêts et des âmes (2014)

 

 

 

 

Christian Roux

-Kadogos (Rivages/Noir 2009)

-Placards(Rivages/Noir 2013)

-Adieu Lili Marleen (Rivages/Thriller 2015)

 

 

 

 

Carlos Salem 

-Je reste roi d'Espagne (Actes sud 2011)

 

Seront aussi présents :

Marie-Caroline Aubert, Olivier Balez, Laurence Biberfeld, Max Cabanes, Michel Chevron, Hervé Commère, Claire Favan, Philippe Hauret, Jake Hinkson, David S.Khara, Françoise Lemer,  Dorothée Lizion, Loustal, Dominique Manotti, Juan Carlos Mendez Guedez,  Claude Mesplède, Pascal Millet, Colin Niel, Max Obione, Jean-Hugues Opel, Patrick Pécherot, Michèle Pédinielli, Jean-Bernard Pouy, Michel Quint, Carina Rozenfeld, , Olivier Roux, Jacky Schwartzmann, Benois Séverac, Marc Villard, Maud Tabachnik, Jean-Christophe Tixier, Cathi Unsworth

 

Bref, encore du beau monde cette année et un programme alléchant sur 3 jours, consultable ici.

 

Pour en apprendre davantage c'est par là, sur le site de Noir sur la ville. 

 

 

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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 10:45
Editions Paul et Mike - 2018

Editions Paul et Mike - 2018

 

Alain Emery a écrit une partition, saluons-la comme il se doit, à la chevrotine ou pas.

 

La pègre des sentences où d'illustres causeurs font des effets de manches, ressemble à la Savane qui distille son poison et nourrit la légende. Pedigree dites-vous ? Vous ne doutez de rien, combien de vos semblables en sont morts ridicules ? Les petits travaux d'aiguilles ne suffisent même pas à sauver les altesses sérénissimes de la médiocrité, en trois secondes et demie, elles sont toutes épinglées !

Treize lunes plus tard, lorsqu'à l'oreille des lions murmure l'oiseau rare, son langage nous livre des secrets de famille. Rorschach nous l'a bien dit ! Point de taches en ce monde qui ne signifient rien, point de symétries vagues qui n'auraient de destin !

Les bons sentiments à l'existence fragile, s'endormiront demain sous l'ombrage de l'arbre des Gaume. Le bal des buses sera alors lancé et l'arrogance grotesque de la bêtise humaine nourrira cet ennemi qu'on appelle la haine.

 

Courez vous abreuver de l'encre du conteur qui une fois de plus nous prouve sa grandeur. Des nouvelles salées et légèrement sucrées où les âmes fourvoyées écrivent à quatre mains, une partition sublime au goût de chevrotine.

 

Ouvrages de l'auteur visibles ici :

 

La racine du fleuve 

 

Passage des mélancolies 

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 12:35
La frontière - Patrick Bard - Seuil - 2002

 

Toni Zambudio, journaliste espagnol, est envoyé au Mexique pour rédiger un papier sur des assassinats de jeunes femmes. Il s'agit dans un premier temps d'enquêter à Ciudad Juarez , une ville frontière entre les États-Unis et le Mexique. C'est là que les cadavres mutilés des victimes ont été retrouvés. Plusieurs tueurs semblent sévir aux 4 coins de la ville.

Ces jeunes femmes ont plusieurs points communs. Elles sont originaires des bidonvilles et sont toutes ouvrières dans les maquiladoras, filiales de firmes étrangères installées le long de la frontière nord du Mexique depuis les années 60 et permettant aux propriétaires de bénéficier d'une main d'oeuvre bon marché.

 

Pour Toni, c'est le grand retour sur sa terre natale. La chaleur étouffante et les souvenirs plus ou moins réjouissants animent son quotidien.

Son enquête va très vite devenir une affaire personnelle, un compte à régler avec ce pays corrompu et gangrené, mais aussi un hommage à rendre à toutes ses « petites mains » qui œuvrent dans l'ombre et défendent de justes causes au péril de leurs vies.

 

Patrick Bard nous livre un excellent roman basé sur des faits réels. Ayant séjourné dans cette région , il la décrit avec précision tant sur le plan géographique que social.

Ciudad Juarez est l'une des principales villes frontalières.

Épicentre de violences urbaines liées au contexte social et économique et à l'extrême pauvreté, la criminalité et la corruption y règnent en maître. Ville construite au bord du Rio Bravo, idéalement située pour y voir pousser les maquiladoras et les gangs, plaque tournante des cartels de la drogue, elle est baptisée « La capitale du crime » ou encore « la cité des morts ».

 

« Les disparues de Juarez » n'est pas un mythe et les chiffres font froid dans le dos. Plusieurs milliers de cadavres de femmes torturées, violées et mutilées ont été retrouvées depuis 1993. Elles travaillaient toutes dans les maquiladoras.

Actes criminels chroniques dont les femmes sont les principales victimes aujourd'hui encore.

 

 

 

« Ce qui ne va pas ici, ce n'est pas les femmes, c'est la frontière . »

 

 

 

 

 

 

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 19:06

 

A 12 jours de l'ouverture du festival, il est temps de H taguer Mauves en noir. 

Htaguons donc en commençant par l'affiche réalisée par Paul Saltet

 

Elle  est vraiment, vraiment très belle . 

 

 

Htaguons ensuite les pays nordiques qui sont à l'honneur pour cette édition 2018: la Finlande, la Suède, la Norvège, le Danemark et l'Islande.

 

Le thème de cette année aurait pu être  Le jour le plus long mais Une si longue nuit est drôlement mieux (elle était facile celle-là...).

 

Htaguons enfin les 31 auteurs présents visibles ici , sur le site de Mauve en noir. 

 

J'essaierai de revenir sur certains d'entre eux plus tard et je ne cache pas ma joie de pouvoir enfin rencontrer Franz Bartelt. A très vite donc. 

 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 08:45

 

"Si ces rêves devaient finalement disparaître, j'en serais triste. Cela signifierait que j'ai tout compris. Et je ne suis pas certain d'avoir envie de tout comprendre (...)

 

 

Des rêves récurrents, des éléments qui s'assemblent avec le temps, apportant peu à peu des réponses au narrateur de ce roman.

Des rêves sur une portion de sa vie. Il n'était alors qu'un jeune prof .

Noirbourg, collège Barbey-d'Aurevilly et un premier poste. Noirbourg, le sang, la terreur et la mort.

On pourrait dire que notre narrateur s'en sort plutôt pas mal dans ce second rôle. Témoin passif taché par le sang des autres et ses souvenirs, il cherche encore des réponses 12 ans après et nous en fait part le temps d'un récit.

 

 

Depuis quelques années, il passe ses vacances en famille à Paros, en Grèce. La nuit, lorsque la chaleur étouffe les sens, lorsque le sommeil semble irréel, Noirbourg revient le hanter.

Esprit vagabond demeurant sans réponse. Retour sur le passé pour tenter d'y trouver un sens.

 

 

Il y a 12 ans, Jugan réapparaît dans sa ville d'origine. Après un long séjour en prison, l'ancien leader du groupe d'extrême gauche Action Rouge refait surface, le visage défiguré, le mental acéré.

Un retour qui engendre de nombreuses interrogations. Quelles sont ses motivations ? Vengeance auprès de ses anciens camarades ? Formation d' un groupe armé ?

Clotilde Mauduit, une ancienne camarade d'Action Rouge, lui propose d'intégrer l'équipe d'aide au devoirs du collège Barbey-d'Aurevilly dont fait partie Assia, une étudiante en comptabilité. Assia tombe sous l'emprise de Jugan. Proie facile, tout va très vite, trop vite.

 

 

J'aime cette association entre un présent d'une élégante pureté et un passé sombre et torturé.

J'aime la plume de Jérôme Leroy, à la fois poétique et tellement incisive, se délectant de la noirceur des personnage et des lieux, tout en nous enveloppant de douceur avec la belle Assia et les Cyclades. On en oublierait presque Noirbourg, sa zone et sa pauvreté, le temps d'une respiration.

 

Et j'aime par dessus tout lorsque l'auteur nous ramène à ses préoccupations humanistes, son engagement, ses craintes et ses amours. Le temps d'un roman.

 

 

 

ICI:                                              Le bloc 

 

 

Comme un fauteuil voltaire dans une bibliothèque en ruine

 

 

                                                 Big sister

 

 

                                        Monnaie bleue

 

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 17:07

 

 

Connaissez-vous la lune andrinople ? Ce phénomène astral méconnu et rarissime qui agit sur le commun des mortels avec férocité et animosité ? Et bien ça existe ! Et les noctambules qui ont le malheur de se trouver dehors lorsque la belle rousse agite dans le ciel ses féroces rayons, sont gratifiés d'un splendide coup de soleil appelé coup de lune.

 

Voici donc ce qui est arrivé au héros de ce roman, un nommé Balthazar.

 

Balthazar le solitaire  n'est pas homme à s'intéresser de près ou de loin au genre humain.

Balthazar l'introverti n'a qu'une passion , la nourriture. Il passe tout son temps libre à se concocter des repas de gourmet. La bouffe c'est son rayon, sa raison de vivre.

Seulement voilà, la lune a d'autres projets pour lui et notre ami va devoir affronter ses plus grandes phobies et changer ses habitudes non pas par choix mais un peu par la force des choses.

L'accouchement va être douloureux, aux forceps et sans péridural.

 

Point trop n'en faut et je stoppe ici le résumé de ses mésaventures. Je préfère largement que chacun mette le nez dans l’odyssée de Balthazar, ça vaut son pesant d'or.

 

Petit roman très court et surtout très riche en humour  qui oscille entre l'art de la bonne chère et l'art de l'imaginaire, entre cycle lunaire et entomologie,  entre tarte au citron meringuée et sorbet de mascarpone truffé de groseilles à maquereaux, nappé d'une gelée à la cardamome, moulé dans un nid de dentelle de nougatine à la pistache. 

 

Ça y est j'ai faim.

 

Réveiller mes papilles et mon moi profond épicurien a été jubilatoire.

Me plonger à corps perdu dans une histoire à la cuisson parfaite l'a été tout autant.

Me nourrir d'un langage d'une grande maîtrise et d'un lexique si savoureux a comblé mon appétit.

Mes zygomatiques ne sont pas prêts d'oublier Balthazar et son univers impitoyable.

 

Florence Medina a déjà publié une nouvelle en 2014 dans le recueil collectif « Marions-les » paru aux éditions Terre de Brume. Elle réitère cette année avec une nouvelle nouvelle intitulée « corps de texte » qui intégrera le nouveau recueil « Noiraudes sur la ville » et sera présente à Noir sur la ville.

 

 

 

 

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