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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 13:40

 

Me voici rassurée, mes chats aiment Jonquet ...

Même jour mais pas au même moment ... Le livre n'est pas tombé, c'est un signe...ou pas.

400-coups de ciseuax

400-coups- de ciseaux

 

400-coups-de-ciseaux-

 

Recueil de nouvelles (parues dans la presse entre 1995 et 2009) dont une inédite « 400 coups de ciseaux ».

Une préface de Hervé Delouche, président de l'association 813, qui rend un bien bel hommage à Thierry Jonquet.

Puis le ton est donné avec un texte de l'auteur intitulé « Voilà comment ça s'est passé ». Texte paru dans « les temps modernes » en 1997 . Thierry Jonquet y parle de sa rencontre avec le roman noir , de sa contamination par le virus du néo-polar… « (...)Barbarie. Le roman noir est condamné à un concubinage forcé avec cette courtisane au regard torve, aux vilaines manières. Elle écarte les cuisses avec un sourire d'une rare insolence. Obscène, elle est obscène ! Il faut malgré tout la besogner -littérairement s'entend ! La tâche est rude. Je suis fasciné par la créature. Sa laideur me désarme, me laisse pantelant. Elle ne me fait pas bander. A chacun ses fantasmes(...) La barbarie est là parmi nous. Devant, derrière, tout autour, nous sommes cernés. Le roman noir est son fidèle compagnon (…) Célébrons leurs épousailles, ils ont un sacré bout de chemin à parcourir ensemble(...) ».

 

Et enfin 20 nouvelles brèves, incisives, bien noires avec une petite pointe de sucré/salé.

C'est parti pour la tendresse « Jonquéaine », la dérision, l'humour, le noir, l'humour noir.

Des nouvelles aussi croustillantes les unes que les autres. Touchant du doigt tantôt la société, tantôt l'individu dans sa plus grande solitude mais ayant toutes pour point commun la détresse humaine, le fait divers sordide, la tragédie banalisée par la presse télévisée afin de gonfler toujours plus l’Audimat . Jonquet reste le maître incontestable dans le domaine de la satire, dénonçant les vices de notre société et nos « presque » relations humaines, fesses posées sur un coussin épineux, en mangeant une tartine de miel.

On se régale de son écriture en attendant les chutes épiques, les dénouements uniques comme dans bon nombre de ses romans.

 

Un recueil post-mortem sur lequel j'ai sauté à sa sortie, un incontournable pour les accros de Jonquet mais qui, sans vouloir paraître démago , ne remplacera malheureusement pas tous les polars qu'il aurait encore pu nous écrire … et qu'on n'aura jamais entre les mains.

400 coups de ciseaux pour 400 qualificatifs, 400 bonnes raisons de lire du Jonquet impossible à écrire ici en totalité.

Je me contente donc de 400 mots.

 

 

 

 

 

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