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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 15:36

 

 La maison Nicolas Jaillet

Editions Rue du départ - Paru en juin 2013 -

 

"Les femmes plus âgées, celles qui ont la bague au doigt, ont gardé leurs distances. Elles ne gémissent pas, elles. Elles savent." (extrait)      

 

 

Le fait de ne pas avoir parlé de ce roman en 2013 ,après sa lecture, n'a rien à voir avec une forme de flémingite aigüe, ni un manque de temps car du temps, on en trouve toujours pour les bons romans. C'est uniquement par un besoin évident de ne pas se jeter sur la feuille pour écrire n'importe quoi.

Alors voilà, je me lance en tentant de ne pas déroger à ma règle du "pas n'importe quoi".

 

Je découvre Nicolas Jaillet et "sa maison" en 2013 en allant faire un tour sur PolarMania. Merci Hervé, pour cette belle découverte.  

La suite est une évidence. J'ouvre le livre et je deviens  "Le buveur d'encre". 

 

Ce bouquin n'a pas besoin de longs discours . Il est là et détient toute la puissance requise pour exister. Et il y a ces mots, si anodins lorsqu'ils sont seuls, si évidents dans ce roman. Prestidigitation

 

Un petit bijou qui, malgré le prénom de son héroine Martine, n'a rien à voir avec "Martine, petite maman" ou "Martine à la montagne". On est bien loin de l'image d'Epinal et de ses petites sauteries.

 

 

Envie de trouver des mots justes, de belles phrases. Mais après avoir lu la préface de Marcus Malte, je me sens toute petite.

 

Envie de lui donner des images, mais je ne trouve pas d'image à la hauteur. 

 

Envie d'en faire un dessin. Je l'ai dans la tête, là tout près mais il ne sort pas sur le papier tel que je le veux. 

 

Roman bouleversant, sobre, profond. Véritable petite cage d'acier où le lecteur se retrouve piégé sans y être inviter. 

L'angoisse y est Maîtresse de maison. La peur ne peut y devenir une Habitude. L'asservissement est loin d'y être Obsolète...

 

L'écriture de Nicolas Jaillet reste le moteur de cette histoire. Il écrit au présent, par l'intermédiaire d'un enfant devenu témoin de la vie et donne ainsi au lecteur la possibilité d'être en "Live" sans jamais s'en mêler.

Ecriture de l'instant, puissance des émotions. Puzzle dont chaque pièce, judicieusement placée au fur et à mesure, nous enseigne un petit bout de la vie. 

 

Les placards de la vie sont loin d'être anodins.

 

 

Gros coup de coeur pour un roman fabuleux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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