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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 13:16

 

Coup de coeur pour ce polar .

 

le crépuscule des gueux

 

Quatrième de couverture: 

Les Gueux, c'était l'enfer. Et c'était aussi le Paradis. Allez expliquer ça... Des années que ça durait. Les Gueux, c'était un no man's land avec du monde dedans. Ceux qui vivaient là, ils se cramponnaient, vous comprenez, comme des naufragés sur un radeau qui prend l'eau qu'on colmatait au système D.

On s'arrangeait, fallait bien. Et puis ça a recommencé. Et puis ça s'est arrêté. C'est quand on a compris, quand tout était fini, que tout a commencé. Les trois mortes, c'est sûr, elles n'étaient pas inventées. Alors, enfer ou paradis, j'ai plus douté.

 

 

 

Après Morsaline et Ainsi fut-il, j'ai replongé avec délice dans l'écriture et le monde de Hervé. 

Plus qu'un polar, c'est une leçon de vie, un miroir dans lequel on n'ose à peine se regarder de peur de se brûler les ailes. Bien qu'ici, ce ne sont pas les ailes qui brûlent mais les têtes qui sautent.

 

Les Gueux sont les laissés pour compte de notre société mais aussi  les laissés pour contes car Hervé Sard en cause bien des Gueux ! 

 

Un peu comme un poète qui décrit les maux avec un truculent mélange de mots, un peu comme un peintre qui donne une seconde vie aux couleurs et d'autres couleurs à la vie. 

 

On ne doute plus de la polyvalence de Mr Sard. Outre le fait d'être conteur et peintre des temps modernes, il est aussi un excellent marieur !

Mariant  la gravité d'un sujet avec finesse, sensibilité et humour . D'où l'équation suivante:

Gravité + Humour + Finesse  = Philosophie Sardienne. 

 

 

Pour conclure et sans rien vous dévoiler, je ne peux m'empêcher de citer

 

-un court extrait drôlatique

 

"Il paraît que lorsqu'on est guillotiné, on reste conscient encore un moment, une fois la tête dans le panier... A la révolution, ça raccourcissait à tour de bras, ils ne vidaient le panier que toutes les quatre ou cinq têtes et ça papotait grave là-dedans : " Tiens, Marcel, qu'est ce que tu fous là ? Et les gosses, ça va ? T'as pas un peu maigri, toi ?" 

 

 

-Un brin de philosophie

 

"- Alors ?

- ça ne pique pas.

-'videmment ! Tu vois, ça, ça s 'appelle des idées reçues. "Les orties, ça pique" . Donc la soupe aux orties , elle devrait piquer ? Ben non. ça pique pas.C'est comme si tu disais: " les abeilles, ça pique , alors le miel ça pique" . Ben non, le miel, ça pique pas."

 

 

-Un zeste de poésie  

 

"-Ah. Et... Je veux dire, tu n'as rien remarqué de bizarre, chez eux ? 

  - Ils ont un don.

 -Un don...Quel don ?

 - Ils communiquent entre eux. " 

 

 

-Un coup de pinceau sur une toile

 

" Sa vie. Un roman. Noir, le roman, avec quand même quelques touches de gris. Le gris, c'est son rose à lui."

 

 

-Une phrase qui mérite un premier prix.

 

"Il y a des gens parfois, on se demande s'il y a quelqu'un dedans."

 

 

 

Un polar sous l'emprise de l'enfer et du paradis. Belle manière de nous rappeler que la vie, ça existe. On l'a un peu oublié. 

Comme le dit si bien Hervé : "Il faut bien vivre sinon on meurt"

 

 

 

 

 

Et puis tout ça avec une VRAIE dédidace, personnalisée et tout et tout !  De celle qui vous touche parce que, pour une fois, vous êtes dedans pour de vrai ...

Hervé Sard

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