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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 17:01

Le Poulpe court toujours !

Recueil de nouvelles collector...

Avec la complicité des éditions Baleine, La Fureur du Noir, La Noiraude et Frédéric Prilleux, grand coordinateur parmi les grands.

 

(Bon je vous l'accorde, j'ai fait bien plus long que d'habitude. Mea culpa. Essayez d'aller jusqu'au bout !!!! )

 

 

 

Le Poulpe a 20 ans et il a tapé l'incruste à Noir sur la Ville qui fête aussi ses 20 ans.

Il s'est immiscé dans le recueil de nouvelles écrites par 4 lauréats du concours (nous les appellerons A,B,C,D) et 5 auteurs ayant déjà fait leurs preuves ( c'est ce qui se dit dans les couloirs).

Et puis il y a un "Bonus"...

 

Inutile de vous rappelez qui est le Poulpe, cet octopus aux longs bras et ventouses devant et derrière.

 

 

Le poulpe court toujours ! - Recueil de nouvelles - Noir sur la ville 2016 -

 

 

Le Poulpe court toujours ! c'est d'abord une préface de Frédéric Prilleux, au titre poétique et un tantinet pompeux : Ce que la Noiraude met en bière, Le Poulpe l'emballe...

Petite intro conviviale façon canapé à l'apéro, un tapas sauce Prilleux, une olive dans le cocktail.

Ensuite on a le choix entre entrées , plats, desserts. Personnellement j'ai pris le menu à la carte et j'ai tout mangé.

 

 

What else, Angels ? Ce n'est pas le dernier titre des ZZ top mais celui de la nouvelle écrite par François Cariou (appelons-le lauréat A).

On y parle de sacrum, de coke, de Harley, d'Angels venus de l'Hell. Sous l'humour noir se cachent de bien vilaines choses qui méritent davantage vengeance que jugement dernier. Gabriel est prêt, la chute n'en sera que meilleure...

 

 

L'abbé Bette du Gévaudan est un ami de Bernard Granjean (lauréat B).

Une sombre histoire de bête, de fil barbelé mal placé, d'une borne kilométrique assassine, d'un curé à la stature d'un rugbyman.

Gabriel devient ici le premier invertébré mis en cage et sauvé par la religion ...Amen.

 

 

Le lauréat C, Eric Lainé a décidé d'intituler sa nouvelle Poulpe Miction.

Il est question de densité osseuse, d'ostéoporose, de disparitions et évidemment de petite vessie (rapport à Miction, vous suivez ? ). Un petit tour dans un monastère, de l'humour et de l'action et l'affaire est dans le sac pour Gabriel !

 

 

L'arène des paumés aurait pu mettre Jean-Patrick Muller KO . Il n'en est rien. Le lauréat D s'en est bien sorti avec du « pink killer », des mocassins (peut-être à glands mais rien de sûr...), des sodas à la spiruline et une lutte sauvage contre la gentrification et l'exploitation des plus démunis. Tout ça parce que Gabriel a eu envie de pisser tranquille...

 

 

Dans Chais et Rasades, Jean-Hugues Oppel fait revenir le Poulpe d'Australie. Le retour du poulpe, son Re-départ, son arrivée, une gare et Bordeaux dans la ligne de mire. On y cause d'une femme à chien (ou qui a du chien?), de tondeuse à gazon, de vin , de viticulteurs bien remontés . Ça ne sent pas le houblon tout ça !

 

 

Bascoulard ! n'est pas une insulte venue d'un lointain pays mais le titre de la nouvelle rédigée par Pascale Dietrich. Bascoulard ! est le nom de notre défunt héros, peintre autodidacte et talentueux ayant réellement existé.

Il est question de robes en dentelles, de mamie poulpe (prononcez mamie blue svp), d'une couturière et pourquoi pas d'une bande de mecs saucissonnés dans des robes à volants.

Mais qui a tué avec la clé anglaise ?

 

 

Les Faux Jetons Maltais ont envoyé Pascale Fonteneau du côté de Bruxelles. Il paraît qu'on y trouve des valises avec des moitiés de corps qui appartiennent (les moitiés de corps hein ?) à un autre corps déjà mort depuis un an. Ça ne semble pas déranger Gabriel.

Allez , aujourd'hui c'est jour de fête !

 

 

Marc Villard est bien trop optimiste pour être honnête ! Ce n'est qu'un combat, continuons le début . Une légère dyslexie Monsieur Villard ? Ou peut-être un amour pour les exercices de style ?

Cette nouvelle nous ramène en mai 68 avec ses trouducs, ses naissances dans le chaos et la révolution, les pavés qui volent, les coups de matraques aussi. Ça sent le cocktail et le molotov , ça sent la mort détournée. Tout en poésie et ce n'est qu'un début, Continuons le combat !

 

 

Pour Jean-Bernard Pouy, c'est une autre histoire...

Deux êtres se rencontrent et un tombeau de merde s'installe dans leur cœur.

Ça plombe mais qu'est ce que c'est bon . JB Pouy règle enfin ses comptes avec le Poulpe.

Thérapie sous forme de nouvelle ? Divorce à l'Armoricaine ? Le poulpe déguste, bouffe ses tentacules et c'est son papa qui régale...

 

 

 

Dois-je vous dévoiler le Bonus ?

Ou juste vous en dire un peu plus ?

La balade du poulpe comme titre,

C'est pas les aventures d'une huître !

Il ne s'agit pas d'une nouvelle

Mais d'un p'tit truc sur Gabriel.

Peut-être le résumé de sa vie ?

De ses rencontres, de ses ennemis ?

C'est la petite danse de l'octopus

et c'est pas écrit par un minus.

 

 

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 14:36
Editions Paul et Mike - 2014

Editions Paul et Mike - 2014

J'aime particulièrement les nouvelles noires. C'est un exercice de style qui ne fait aucun cadeau à l'écrivain. Ce doit être bref, intense, habillé d'un départ rythmé et d'une fin parfaite. J'entends par parfaite celle qui nous laisse sur le carreau.

Alain Emery excelle dans cet exercice. Auteur à la bibliographie impressionnante , il marque les esprits par sa simplicité et son humilité face à son œuvre .

 

La racine du fleuve est un recueil composé de 5 nouvelles.

Quelques lignes sur chacune.

 

Quatre joueurs attablés

 

Tranche de vie d'un dandy, joueur invétéré et gigolo à ses heures perdues et de son amie Manouche, rejetant convenances et hypocrisie, régnant sans partage sur sa bande de copains. Manouche a écrit un bouquin. Elle choisit cependant de rejeter la gloire préférant l'insouciance de la vie. Mais le succès est un monstre qui dévore et peut-on réellement en faire abstraction ? Et si la jalousie s'en mêlait ?

 

Aux abois

 

La victime est rarement celle qui est montrée du doigt et le coupable ressemble souvent à une meute de chiens enragés.

 

La racine du fleuve

 

« La peur est un poison violent, mille fois plus efficace que celui dont les indiens enduisent le bout de leurs flèches. Distiller cette horreur est un art. » (p 42)

 

Un juge, hanté par son passé dans les colonies, un greffier à sa botte, un journal et des révélations.

Jeu du chat et de la souris entre juge et assassins... A moins que ne se déroule sous nos yeux une partie d'échec bâtie sur la manipulation et la stratégie.

 

 

L'heure des braves

 

...Ou, quand la charité finit par avoir votre peau.

L 'agonie de la charité a le goût amer de la jalousie...

 

 

Les ficelles

 

Un médecin à femmes, un fossoyeur à perdrix.

« Les rumeurs sont pareilles aux sources »...et la jalousie est un très, très vilain défaut !

 

 

 

Finesse, subtilité, douceur dans la noirceur de l'âme humaine, Alain Emery est sans aucun doute un poète dont la sensibilité au monde qui nous entoure est flagrante.

Un nouvelliste capable de dépeindre la bêtise du genre humain avec poésie et délicatesse.

A lire au bord d'une rivière ou d'un fleuve sombre et silencieux, dont le courant englouti nos travers et notre noirceur intérieure.

 

 

 

Pour en apprendre davantage sur sa bibliographie, c'est par ICI.

 

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 18:13
Editions in8 - collection Polaroid - mars 2014

Editions in8 - collection Polaroid - mars 2014

 

 

Thomas un fils de mariniers, en a pris pour 8 ans. Sa sortie est imminente et reprendre contact avec la réalité n'est pas chose facile. Il décide de renouer avec son passé, son ex, sa famille (enfin celle qui lui reste).

Un père mort, une mère en maison de retraite, une péniche vendue à la famille pour une bouchée de pain, voilà bien des choses difficiles à encaisser. Mais la liberté n'a pas de prix, le reste n'est que futilité...

 

Un chassé-croisé entre une vie et un homme ayant purgé sa peine, juste le temps d'une novella.

Quelques jours pour revivre des petits moments de bonheur, de questionnement, d'incertitude et de rage.

Quelques jours pour reprendre contact avec la vie, au risque de la perdre.

 

Un bon moment de lecture, le temps d'un café au soleil.

De jolis mots pour une bien triste tranche de vie.

 

 

 

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Published by l'oiseau livre - dans Nouvelles noires Made in France
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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 11:39
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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 09:57

 

 

Il y a un an , je faisais ma première petite Kronik pour le Cri de l'ormeau.      

      Demain, Le cri de l'ormeau fêtera ses 15 ans .

Je souffle ma bougie, le Cri en souffle 15.

C'est une belle journée . 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Dans le sillage des forbans" 

Auteur: Yann Tatibouët

Editions des montagnes noires

Dans le sillage des forbans 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Gwerz"

Auteur : Paul Dirmeikis

Editions L'Eveilleur

 Gwerz

link

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Une étonnante consultation"

Auteur: Xavier Guézénec

Edition Persée

 une étonnante consultation

link

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Au creux de la vague"

Auteur: François Aussanaire

Collection Nouvelles françaises

 

Chuchu livre au creux de la vague

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Mots dits, mots tus...Maudits motus!"

 

Auteur: Claude Bougeot

Illustrateur: Nono

Editions La Guidouille

 

 

Chuchu livre Mots dits, mots tus...gidouille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Dernier train pour Ouessant"

Auteur: Yvon Coquil

Editions La Guidouille

 

Chuchu livre Dernier train pour ouessant

 

 

 

 

Et un, et deux, et Groix... zéro !

Auteur: Michel Dréan

Editions La Guidouille

 

 

 

Chroniques pour "Le cri de l'ormeau"
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 16:36

 

 

Rennes, ici Rennes !          Rennes ici Rennes

 

Combien de fois ai-je entendu cette annonce en gare de Rennes ? A l'époque, pas de co-voiturage, juste le train  ou le pouce pour faire du stop. Le lundi et le vendredi, le pouce fonctionnait bien , le dimanche, c'était le train...

C'est peut-être pour cette raison que ce livre a retenu mon attention. Allez savoir.

Lu en 2013, à sa sortie, "Rennes, ici Rennes" est un recueil de nouvelles noires paru aux éditions Critic.

Dix auteurs, dix nouvelles, un collectif  répondant au doux nom de "Calibre 35". Collectif rennais, à l'origine de cet ouvrage réunissant plumes confirmées et prometteuses autour d'un unique projet : mettre en scène cette région et permettre à de nouveaux talents de se faire connaître. C'est chose faite.

Recueil à contraintes où "Rennes, ici Rennes" chante sa ritournelle au début de chaque nouvelle.

Caryl Férey y a laissé son empreinte en préfaçant l'ouvrage, n'hésitant pas à soulever la poussière des années 90.

 

Dix nouvelles aux contraintes respectées.

 

 

Arrêt sur images pour 5 d'entre elles.

 

Les errements d'Hippocrate 

 

Hell arrive en gare de Rennes, peu d'argent en poche. Ell doit bosser. Venant de soutenir sa thèse en pneumologie, elle peut dès à présent chercher un remplacement. Direction Ponchaillou où elle est embauchée. 

Elle fait la connaissance de Comparsita, flic à la retraite atteint d'un cancer en phase terminale.

Les coeurs s'emballent, les morts s'enchaînent.

Fin de vie pour les uns, fin des haricots pour les autres...

Faut pas jouer avec Hippocrate et ses apôtres.

 

 

Auteur:

Yves Tanguy, né en 66, est auteur de deux précédents romans "Chonzac" (2010) et "Les trois singes" (2011).  Il semble aussi être l'inventeur du Miamm (dont vous apprécierez la recette page 118) mais ça c'est une autre histoire.

 

 

Savoir et savoir

 

Un ex taulard, trois petits vieux, un contrat, une belle embrouille pour un nouveau départ ? ça reste à voir ou à savoir...

 

 

Auteur:

Nouvelle d'Hervé Commère, né en 74, installé à Rennes en 2006 où il commence à écrire.

Pas de recette de cuisine fétiche le concernant mais une phrase :

"Le polar est au coin de la rue" ... Il n'a pas tort. 

Auteur de "J'attraperai ta mort" (2006), "Des ronds dans l'eau" (2011) et "Le deuxième homme" (2012).

 

 

Autofiction

 

Par manque d'inspiration pour écrire la suite de sa nouvelle noire, le neveu de tatie Solange se rend à la gare de Rennes pour tenter de repérer et suivre une fille dont le physique collerait le mieux à son héroïne.

Oui mais voilà, si le neveu de tatie Solange veut obtenir une certaine autosatisfaction sur son autofiction, quelques automatismes s'imposent , un peu d'autodérision  et sans doute  un brin d'autogestion sinon gare à l'autodestruction...    

 

 

Auteur:

Claude Bathany, né en 62, s'installe à Rennes à l'aube du troisième millénaire. Il semblerait qu'il aime jouer de la guitare et dessiner des vaches. 

Romans pour adultes : "Last exit to Brest" (2007) , "Country Blues" (2010) . Romans jeunesse : "Princesse de Brocéliande" (2011), "La princesse qui chantait comme une casserole" (2011), "Pirates des sept mers" (2012), "Cinq histoires de chevaliers de la table ronde" (2013).

 

 

Rennes, gueule ouverte

 

Une histoire de poules, de nettoyeur timbré, de timbres sur enveloppes, d'enveloppes de fric, de fric ensanglanté. Le tout servi par une belle plume incisive. 

 

 

Auteur:

Stéphane Grangier, né en 1968 à Quimper, a publié deux recueils de nouvelles noires "La vengeance du dindon farci" (2009) et "Droit vers le soleil" (2012) aux éditions de la Rue nantaise.

 

 

Et  ma p'tite préférée:  Chasse aux vieux 

 

Robert Saggin est un quadra bien dans ses baskets. Il a quitté Rennes il y a 15 ans. Retour aux sources afin de se pencher sur une affaire particulière qui ne semble pas intéresser grand monde. Son ami et élu communiste a trouvé la mort, heurté par un "putain de camion". 

Au travers des chapitres, Frédéric Paulin accorde peu de répis à son personnage muni d'une bonne pompe à sang. 

Souffle, endurance et méninges rythment les chapitres jusqu'à ce que l'étau se resserre. 

Où commence la vieillesse ? Où se termine la jeunesse ? 

Tout est dans le regard de l'autre. 

 

 

Auteur:

"Individu" fort sympathique, Frédéric Paulin vit à Rennes depuis de nombreuses années. Où, soit dit en passant, il a écumé  tous les bars durant de très , très longues années d'études.

Il est auteur de polars historiques ou contemporains "La grande déglingue" (2009), "La dignité des psychopathes" (2010), "Rappelez-vous ce qui est arrivé aux dinosaures" (2011) chroniqué ici prochainement, "Les pendus du Val sans retour" (2012), "Pour une dent, toute la gueule" (2012) et son dernier , selectionné pour le prix Paul Féval,  "La grande peur du petit blanc" (2013).

 

 

 

 

Vous pourrez aussi apprécier: 

 

-"Nuit de Braise" de David S.Khara. Auteur de plusieurs romans : "Les vestiges de l'Aube" (2010), "Le projet Shiro" (2011), "Le projet Morgenstern" (2013) et "Le projet Bleiberg" (2010) faisant partie de ma délicieuse et non moins monstrueuse pile à lire .

 

-"Rive droite" de Franck Darcel .

Ses précédents romans: "Le dériveur" (2005) , "L'ennemi de la chance" (2007), "Voici mon sang" (2011).

 

-"Des cendres à Monfort"  de Valérie Lys, auteure de "Echec au fou" (2011), "Confessions rennaises" (2012) et "Grise mine à Fougères" (2013).

 

-"Le complot"  d' Eric Wietzel , auteur de nombreux romans : "karma girl" (2000), "Les mirages d'Elamia" (2005), "La forteresse des secrets" (2006), "La mère des tourments" (2007), "Les dragons de la cité rouge" (2009), "Ne cherche pas à savoir" (2010), "La porte des limbes" (1997 et suite en 2013).

 

-"Ad Rennes Aline"  de Léonard Taokao, auteur de deux précedents romans: "Carabistouilles fiction" (2010) et "Mauvaise herbe" (2012).

 

 

 

 

 

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 16:15

 

Cocoon est parmi nous ! C'est le crépuscule des vieux !

Quoiqu'il advienne de notre carcasse, on y arrivera tous un jour. Ayons juste le loisir de choisir notre destin parmi ces nouvelles noires  à l'humour "seniorial" !

 

 Le festival des cannes

 

"Un nouveau départ"  où ça s'en va et ça revient , ça repart main dans la main .

 

"Forget me not"  aurait pu être une chanson et bien non. On n'a pas vraiment envie de chanter. Immersion dans la tête de Le Tallec, 82 ans, pensionnaire des "Myosotis" ou ça ne sent pas bon la p'tite fleur des champs. Il s'en passe des choses.

 

"Les anges"   existent-ils? Coma, dur retour à la réalité façon gueule de bois, résurrection ? Bah, y a qu'à le demander aux anges.

 

"L'anniversaire"   ne pourra pas être fêté aujourd'hui. Allez on rentre !

 

"Coupez"  est malheureusement l'opposé de "Silence , on tourne" .  

Un comédien qui alimente la presse nauséabonde, une malédiction sur les mâles d'une certaine famille de la région. Lorsque L'ankou, ange de la mort décide de jouer avec tout ce p'tit monde, ce n'est plus du cinéma. Hein Job !

 

"Putain de croisière".    Pas de "Je vole Jack , je vole ! " , pas d'icerberg digne de ce nom à l'horizon.

Il aurait peut être mieux valu que ce soit le cas.

 

Mention spéciale pour "La grange" .

Tous les hommes se ressemblent  POINT

 

"Tirage gagnant"   ou pas, ça permet de faire le point sur sa vie passée ou d'envisager son existence future. Jojo a fait son choix.

 

"Emile et Louise"    , le chien d' Emile, les voisins du chien, le gâteau de Louise... La vengeance est un plat qui se mange froid.

 

"Je hais les vieux dans les files d'attente"     (sauf ma grand-mère parce que non, elle n'était pas comme ça !)

"Description humoristico- senioriale". Un bel hommage  à toutes les pauvres files d'attente du monde . Acceptez toutes mes excuses, j'ai adoré.

 

 

"Le senior râle" .    Ah oui ? ben fallait pas l'obliger à vivre ici .

 

 

 

Courtes nouvelles, écriture fluide sans temps mort ni regret !  Pas de détails ou descriptions inutiles et beaucoup de légèreté. Humour sarcastique pour certains personnages, incompréhension de l'existence pour d'autres. De l'humour noir (et blanc) à la pelle, de bonnes chutes au sens propre comme au figuré. Bref, on ne badine pas avec les seniors.

Merci "tonton Maurice" pour ce bon moment de lecture.

 

 

 

 

 

Michel Dréan est né en 1963 dans le Morbihan. Originaire de Guéméné/Scorff, il vit actuellement dans la région Lorientaise.

Auteur de romans policiers, son avant dernier polar "La lune dans le kenavo" a obtenu la mention spéciale du jury du prix "La plume de cristal" dans le cadre du festival international du film policier de liège en 2009. 

Le festival des cannes est paru en 2012 aux éditions Chemin Faisant, collection Hermine Noire.

 Une chronique de ses romans ici  "Action suspense"  

Lien vers la liste de ses ouvrages ICI

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 21:14
les auteurs du noir
"Les auteurs du noir face à la différence",
recueil de nouvelles paru aux éditions Jigal.

 

 53 secondes de visages d' auteurs(es)

1 projet

15 plumes  

15 nouvelles noires

 

Le thème du recueil  n'est autre que la différence face au regard des autres. Les droits d'auteurs sont intégralement reversés à l'association "Ecoute ton coeur" (insertion d'enfants autistes dans la société).

Il s'agit  d'un projet imaginé par Fabien Hérisson, "proprio" de Livresque du noir dont la ligne directrice est de faire découvrir des auteurs peu connus parmi des auteurs confirmés.

 C'est chose faite avec ce recueil. Véritable condensé de nouvelles noires , comme on les aime.

Mise en bouche préfacée par Gilles Legardinier (auteur) 

"Nous sommes regardés, jugés, mais nous sommes aussi ceux qui regardons et jugeons."

 "Soyez différents. Ne cessez jamais d'exister." 

 

 

 

 

15 plumes , envie d'en parler...

 

Nicolas Sker ne semble pas "être une femme" mais en parle bien...Elle est amnésique... en recherche de son identité... La chute est terrible et qui sait si  j'adore les chutes avec un grand C !!  

 

"L'onde de choc" de Sophie Loubière est courte et percutante, nous mettant face au handicap mental, aux sévices infligés par "les autres". Insoutenable dureté de l'être ...

Belle description des ressentis du personnage principal.Emotion.

 

Avec Laurence Biberfeld, on s'aperçoit que l'habit ne fait pas la nonne.

Bien que l'apparence puisse rendre insoupçonnable parfois, il vaut mieux se garer et surveiller ses arrières. Tel est pris qui croyait prendre ???

 

Valery Le Bonnec nous fait entrer dans "La petite mécanique de l'horreur" ! Attaque à la machette, bras tranchés, mutilations d'Albinos en Afrique. Souffrance. Silence. Personne n'a rien vu, rien entendu...

Quand la fiction rejoint la réalité...

 

 

Patrick De Friberg nous invite à "une simple sortie de famille" qui tourne au cauchemard puis à la mort. Belle chute, sans filet...

 

Hervé Sard nous fait entendre  "La voix des autres" et écouter la détresse d'un seul. J'ai toujours autant de bonheur à "l'écouter" nous parler du Monde. J'ai toujours autant de plaisir à le lire tout en sachant qu' "on ne doit pas confondre bonheur et plaisir"... 

 

"La bête noire" habite certainement Elena Piacentini qui pose magnifiquement le paradoxe entre la disgrâce et le caniche de salon. Le délit de sale gueule est parmi nous ... dénouement bien noir... Si vous tenez à votre vie et votre raison, éloignez-vous de la lande...

 

Sébastien Gendron a bien déconné. Bienvenue chez les roms . Vous êtes sûrs qu'on ne peut pas cracher dans la "bonne" soupe ? Intense. 

 

Gaëlle Perrin ne joue pas à la chaise musicale...Elle a "un fauteuil pour deux". Mise en scène machiavélique à souhait ... 

 

Paul Colize semble en "désaccord majeur" avec le métro. Mieux vaut avoir l'oreille musicale ou mouiller sa p'tite culotte ( ou les deux) quand on traîne sur le quai...

 

Difficile pour Michel Vigneron de faire le plein "de rires et de couleurs" . Nouvelle très noire, insoutenable . Une pensée pour "Mémoire en cage" de Thierry Jonquet. Vous aurez compris que j'ai beaucoup aimé ...

 

Thierry Brun s'égare dans les "temps écarlates" à ses risques et périls. Atmosphère veloutée de rouge et Velouté de corps rouges ... Entretien (très particulier ! ) avec un tueur. Intensité du texte, Monsieur Brun...

 

Fabien Hérisson joue du scapel  sans perdre sa dignité ... Si vous aimez le superficiel, si vous êtes à cavale sous le torchon, si vous jasez, jacassez, cancanez, caquetez, piaillez...abstenez-vous d'une rencontre.  Evitez aussi d'avoir une usine à merde sous le bras, ça ne vous aidera pas. Beau texte à couper au cutter. 

 

Bob Garcia nous fait vivre dans un "Sonic world" le temps d'une mélodie. Salade de Racket sur lit de schizophrénie paranoïde. Belle conclusion...


Maxime Gillio a décidé de nous asperger d'amour. Avec "Asperger, mon amour", il y est parvenu sans difficulté en se glissant dans la peau d'une ado autiste...Une petite "professeur" qui vit dans notre monde à sa façon...Texte "ASPERGER" de vérité.

 

J'ai retrouvé avec plaisir des auteurs déjà lus et ai rencontré de belles plumes.

Les auteurs du noir ont su faire face à la Différence. A leur différence aussi, celle qui leur est propre, celle qu'ils ont au fond de leurs tripes.

 

 

      Pour en savoir plus sur le recueil : Editions JIGAL 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 13:40

 

Me voici rassurée, mes chats aiment Jonquet ...

Même jour mais pas au même moment ... Le livre n'est pas tombé, c'est un signe...ou pas.

400-coups de ciseuax

400-coups- de ciseaux

 

400-coups-de-ciseaux-

 

Recueil de nouvelles (parues dans la presse entre 1995 et 2009) dont une inédite « 400 coups de ciseaux ».

Une préface de Hervé Delouche, président de l'association 813, qui rend un bien bel hommage à Thierry Jonquet.

Puis le ton est donné avec un texte de l'auteur intitulé « Voilà comment ça s'est passé ». Texte paru dans « les temps modernes » en 1997 . Thierry Jonquet y parle de sa rencontre avec le roman noir , de sa contamination par le virus du néo-polar… « (...)Barbarie. Le roman noir est condamné à un concubinage forcé avec cette courtisane au regard torve, aux vilaines manières. Elle écarte les cuisses avec un sourire d'une rare insolence. Obscène, elle est obscène ! Il faut malgré tout la besogner -littérairement s'entend ! La tâche est rude. Je suis fasciné par la créature. Sa laideur me désarme, me laisse pantelant. Elle ne me fait pas bander. A chacun ses fantasmes(...) La barbarie est là parmi nous. Devant, derrière, tout autour, nous sommes cernés. Le roman noir est son fidèle compagnon (…) Célébrons leurs épousailles, ils ont un sacré bout de chemin à parcourir ensemble(...) ».

 

Et enfin 20 nouvelles brèves, incisives, bien noires avec une petite pointe de sucré/salé.

C'est parti pour la tendresse « Jonquéaine », la dérision, l'humour, le noir, l'humour noir.

Des nouvelles aussi croustillantes les unes que les autres. Touchant du doigt tantôt la société, tantôt l'individu dans sa plus grande solitude mais ayant toutes pour point commun la détresse humaine, le fait divers sordide, la tragédie banalisée par la presse télévisée afin de gonfler toujours plus l’Audimat . Jonquet reste le maître incontestable dans le domaine de la satire, dénonçant les vices de notre société et nos « presque » relations humaines, fesses posées sur un coussin épineux, en mangeant une tartine de miel.

On se régale de son écriture en attendant les chutes épiques, les dénouements uniques comme dans bon nombre de ses romans.

 

Un recueil post-mortem sur lequel j'ai sauté à sa sortie, un incontournable pour les accros de Jonquet mais qui, sans vouloir paraître démago , ne remplacera malheureusement pas tous les polars qu'il aurait encore pu nous écrire … et qu'on n'aura jamais entre les mains.

400 coups de ciseaux pour 400 qualificatifs, 400 bonnes raisons de lire du Jonquet impossible à écrire ici en totalité.

Je me contente donc de 400 mots.

 

 

 

 

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 22:41

 

 

 

  stop

 

 

Quatrième de couverture

"Je n'invente rien, c'est dans le dictionnaire étymologique: le mot est d'abord employé pour désigner un acte qui dépasse la mesure, un dérèglement. Je vous passe les détails mais, à la fin, l'emploi du mot au sens de "très grand", et de son adverbe au sens de "très" ou "tout à fait" et cela sans idée d'excès, est fréquent. L'excès non seulement résiste aux règles imposées par les pauvres types sus-nommés, mais permet aussi de nous multiplier, de nous essayer à toutes les sauces, tous les possibles, de grandir en somme. Tant pis si on est excessivement mauvais. Il n'y a à perdre que des illusions, des résidences secondaires, des voitures, des slips de bain."

 

 

Dans la famille "Caryl Ferey", je voudrais... un petit excès de  nouvelles lues il y a au moins deux ans mais qui méritent bien qu'on s'y arrête quelques instants. Alors voyons si ma mémoire ne va pas me faire défaut...

 

J'ai particulièrement aimé :O.K. ?!

                                         Le monde est fou

                                         Mort aux années 80

                                         Mon vieux

                                         Le baiser du feu

                                         Shalam Boum-Boum

                                         One Trip/One Noise

 

Il y a (avant tout et partout ! ) l'excés, celui qui nous fait sourire parce qu'on l'a vécu ou rencontré ...parce qu'il est vif, cinglant ou tranchant.

 

Il y a l'amitié, celle qui  traverse les mers pour nous accompagner dans ...l'excès...

 

Il y a la famille, celle qui reste à jamais gravée dans notre code génétique,celle qui nous aide à construire nos souvenirs (ah!!! Clémentine!!)...

 

Il y a la musique et sur ce point,  ceux qui ont grandi dans les années 80, s'y reconnaîtront et comme le dit si bien l'auteur " ...si on ne veut pas crever avec des saucisses Herta plein la gueule, il va falloir être sacrément rockn'roll : O.K ?"

 

Et enfin, il y a l'écriture, fil conducteur de la plupart des nouvelles .

 

"Pour vivre de son écriture, il faut avoir l'acharnement de l'accident  au bord de la route..."

 

 

 

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