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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 13:25
Collection Série noire Gallimard 2015

Collection Série noire Gallimard 2015

Collection Folio Policier 2016

Collection Folio Policier 2016

 

En 1986 le docteur Bryce publie une étude concernant des « êtres dotés de capacités exceptionnelles » représentant 1% de la population mondiale.

Le monde découvre alors ceux que l'on appelle « Les brillants », petits êtres alors âgés de moins de 7 ans.

Simple curiosité, phénomène qualifié d'étrange, lien avec les causes environnementales ?

Les brillants sont présentés comme une « anomalie passagère de l'évolution » dont l'étendue des dons est inconnue.

 

27 ans plus tard, ces enfants sont devenus des adultes et malgré de nombreuses et coûteuses recherches, on n'a pas avancé d'un iota pour expliquer le phénomène.

La majorité des brillants possède des facultés de niveaux 4 et 5, lecture rapide, mémoire absolue etc ...Facultés incroyables mais pas un problème en soi.

Mais lorsque l'un d'eux, de niveau 1 se met à jouer avec les marchés financiers comme on joue aux petits chevaux, le monde devient fou. L'humanité dite normale ne perçoit plus les « anormaux » comme de gentils génies mais comme une menace .

 

Un département d'analyse et réaction ( le DAR) est alors créé afin d'exercer un contrôle et une surveillance continus de leur activité ...voire plus...

De nombreuses éliminations sont monnaie courante, les ordres viennent des hautes sphères.

Cooper est l'un des meilleurs agents du DAR. C'est aussi un brillant dont le boulot consiste à traquer d'autres brillants, dont John Smith, numéro 1 sur la liste. Il part en chasse, s'infiltre tant et si bien qu'il se demande s'il n'a pas été lui-même manipulé.

 

 

Premier opus d'une trilogie , ce roman entre SF et polar tire sa force d'une belle tirade sur la critique sociale.

Il sera inutile de rappeler que la différence engendre la méfiance qui elle-même engendre la peur, leitmotiv des gouvernements et arme de manipulation des masses.

Provoquer et maintenir un état de guerre larvée afin d'entretenir un sentiment d'insécurité.

Ça me rappelle vaguement quelque chose ...mais quoi ?

 

 

Loin d'être fan des trilogies, quadrilogies et autres tomes 40 et 72, je vais peut-être faire une entorse à mon règlement avec le tome 2 « Un monde meilleur ».

 

 

 

 

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Published by l'oiseau livre - dans Made in USA Série noire
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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 16:31
Série noire 2014

Série noire 2014

Auteur rencontré à Mauves en noir en 2015. Lu dans la foulée et nous y voilà, avec beaucoup de retard mais nous y voilà malgré tout...

 

12 septembre 99, 9h06.

14 septembre 99, 10h30.

49h24 c'est peu et pourtant c'est tout.

 

49h et 24 minutes pour faire revivre le passé et comprendre le présent.

49h et 24 minutes pour valider sa propre mort.

 

Rétrospective d' une descente aux enfers.

Années 70, pas de mise en garde contre la défonce. Années propices à tous les excès.

Répondre à un besoin irrésistible de modifier sa conscience et sa perception du monde.

Commencer par la petite défonce et s'achever par le sang . Laisser l'addiction prendre les rênes. Accepter l'irréversible. Abdiquer ...

 

 

Histoire d'un parcours qui enchaîne le présent au passé.

 

L'amour au coin de la rue,celui qui fout le camp peu à peu car la came est plus forte et devient alors le seul et unique amour. Celui qui détruit et réduit à l'état larvaire .

Et le fric qui tombe d'un camion , qui coule à flot et rend la faux plus soyeuse. Et ce même fric qui un jour n'est plus là. Parce que lui aussi a perdu la partie.

Et les potes sans lesquels la vie est impossible et ceux-là même qui accèdent à la trahison et au mépris et qui crèvent un à un.

Et ce putain de virus duquel on se gausse pour en avoir moins peur et qui finit par triompher alors que le ring n'est pas encore monté.

 

Pas de bataille contre la dope mais personne pour se l'avouer. Le déni fait partie de la mise en scène de cette amante. Mante religieuse sans état d'âme. L'Ankou d'une pureté mortelle.

 

 

Grosse claque et gros coup de cœur pour ce récit, bouleversant pour celui qui est toujours resté observateur et douloureux pour celui qui a connu, vu ou vécu.

 

Veni Vidi Vici pourrait clamer l'auteur mais à quel prix.

Eric Maravélias est incontestablement le poète des criquets et pour cause...Qui mieux que la gazelle peut parler de son bourreau ?

 

 

 

 

 

 

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 15:33
La vie de ma mère - Thierry Jonquet - Série noire

Gallimard - série noire - 1994

La vie de ma mère - Thierry Jonquet - Série noire

Réédition - Folio - 2001

 

 

 

« La vie de ma mère ! » ne retrace pas la vie de sa mère.

Si ce môme narrateur avait raconté la vie de sa mère, on n'en serait pas là et lui non plus.  

C'est sa vie qu'il raconte ou plutôt une tranche de vie, bien loin d'être une tranche de pain de mie à moins d'y ajouter une grosse croûte. Et puis une tranche de pain de mie , ça retombe vite côté beurre.

Sa tranche de vie , elle ne retombe pas, elle est là, en apesanteur et il doit faire avec.

Certains romans de Jonquet ne se racontent pas, ils se lisent . La bête et la belle, Mémoire en cage ne se racontent pas. La vie de ma mère c'est pareil, ça ne se raconte pas , ça se lit car lire Jonquet , c'est vivre. Voilà.

Sur la vie de ma mère que je ne vous mène pas en bateau. Je ne vous manipule pas plus avec des tranches de pain de mie, j'aime pas le pain de mie par contre j'aime les tranches de vie. Et celle-ci est sacrément bien écrite, tendre, drôle et pas si drôle que ça en fait.

A lire et à vivre si ce n'est déjà fait.

 

 

 

 

Il y a 6 ans, Thierry Jonquet est parti. 

 

 

La vie de ma mère - Thierry Jonquet - Série noire

-Rencontre

 

 

 

 

 

 

 

 

La vie de ma mère - Thierry Jonquet - Série noire

-Mémoire en cage

 

 

 

 

 

 

 

La vie de ma mère - Thierry Jonquet - Série noire

-Vampires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vie de ma mère - Thierry Jonquet - Série noire

-Rouge c'est la vie

 

 

 

 

 

 

 

-On en parle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vie de ma mère - Thierry Jonquet - Série noire

-400 coups de ciseaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 15:23
La santé par les plantes - Francis Mizio - série noire -

Paru aux Editions La Loupiote ( 1997) - Série noire (1999) - Après la lune (2010)

 

 

 

Un riche chef d'entreprise pharmaceutique a déjà passé QUATRE VIRGULE HUIT ANS de sa vie sur les toilettes. Tout ça à cause de cette conne de Samantha...Il décide alors d'utiliser des hommes de main pour s'emparer de deux arbrisseaux, mâle et femelle, répondant au doux nom de « Allocasuarina Portuensis » .

Pourquoi vouloir s'en emparer à tout prix ? Ces petites plantes ont un lien avec la constipation chronique et selon les dires de certains biochimistes, elles permettraient de synthétiser la molécule d'un sopo-laxatif à effet retard. Seulement voilà, il n'en existe que deux spécimens dans le monde ! Tout un programme, que Francis Mizio nous livre avec brio .

La guerre est déclarée entre l'industrie pharmaceutique et des écolos totalement déjantés.

Qui gagnera la partie ?

 

La santé par les plantes est un véritable remède contre la morosité. Narcisse et Flore, militants extrémistes New age et écolos en sont un peu responsables. Dotés d'une intelligence particulière, ils maîtrisent les plans foireux au même titre que les casseroles judiciaires. Flore est une encyclopédie vivante en botanique et spécialiste du mariage Cannabis/ Radis noir... mais d'autres personnages tout aussi folkloriques entrent en scène.

 

La santé par les plantes nous apprend l'existence du F.L.C et du Magic Magic Extra. Outre la flore , ce roman aborde aussi les mystères de la faune au combien complexes et pas drôles dans des contrées reculées. Par exemple, la vie du perroquet vert à deux crêtes et touffes rouges sous les ailes n'est qu'un perpétuel combat et la naissance du doryphore-bousier lubrique n'est qu'une histoire de larves...En poursuivant sur la « faune », on apprend que l'amour peut être Trash au sens Propre du terme...

 

Ce roman est totalement déjanté et drôle, l'auteur ne laisse aucun répit au lecteur, le condamnant inexorablement aux crampes abdominales.

C'est sacrément bien écrit , avec des moments épiques qui piquent ou glissent jusqu'au fou-rire...

Si vous ne parvenez pas à dire « Allocasuarina Portuensis » , ce n'est pas parce que vous avez besoin d'un orthophoniste.

Je reprendrais bien un peu de Magic Magic Extra Z'iou plaît !

 

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:14

       Le bloc

 

Quatrième de couverture:

Sur fond d'émeutes de plus en plus incontrôlables dans les banlieues, le Bloc Patriotique, un parti d'extrême droite, s'apprête à entrer au gouvernement.

La nuit où tout se négocie, deux hommes, Antoine et Stanko, se souviennent.

Antoine est le mari d'Agnès Dorgelles, la présidente du Bloc. Stanko est le chef du service d'ordre du parti. Le premier attend dans le salon d'un appartement luxueux, le second dans la chambre d'un hôtel minable. 

Pendant un quart de siècle, ils ont été comme des frères. Pendant un quart de siècle, ils ont participé à toutes les manips qui ont amené le Bloc Patriotique aux portes du pouvoir. Pendant un quart de siècle, ils n'ont reculé devant rien. Ensemble,ils ont connu la violence, traversé des tragédies, vécus dans le secret et la haine. Le pire, c'est qu'ils ont aimé cela et qu'ils ne regrettent rien. Ils sont maudits et ils le savent.

Au matin, l'un des deux devra mourir, au nom de l'intérêt supérieur du Bloc.

Mais qu'importe: à leur manière, ils auront écrit l'Histoire. 

 

 

 

 

Tout commence entre chien et loup ,tout se termine à l'aube. Voilà donc "l'espace temporel" de ce roman, limites de temps dignes de  "La petite chèvre de monsieur Seguin"...

 

C'est l'histoire, à la première personne du singulier,  de Stanko, ancien skinhead devenu chef du service d'ordre du bloc. Incapable de vivre sans une bonne tranche de haine et  incapable de s'aimer lui-même.

 

C'est l'histoire de Maynard , à la deuxième personne du singulier, entré au parti " à cause d'un sexe de femme". Incapable de vivre sans le sexe de cette femme, sans les bastons et le sang sur ses mains. 

En  une nuit, "Je" et "Tu" racontent leur jeunesse, se remémorent leur vie,leur rencontre au sein du parti, leur amitié ambigüe, leurs "valeurs" pourries,  leurs descentes et ratonnades exécutées ensemble ou pas...

 

Difficile voire impossible de rester de marbre face à ce livre. Il sonne vrai, trop vrai pour nous laisser insensible.

 Inutile d'avoir la carte d'un quelconque parti  ou de militer  pour entrer dans ce monde bâti sur un agglomérat de  violence, de haine et comprendre qu'il doit immédiatement être  banni .

 

 

L'emploi des deux premières personnes du singulier provoque rapidement un malaise,  une intimité dérangeante avec les personnages. Il plonge le narrateur et donc le lecteur au coeur du débat, au coeur de "leur" histoire et de notre Histoire, celle avec un grand H .

 

Malgré les parcours qui "pourraient" expliquer les choix de vie et la descente aux enfers de "Je" et "Tu" , mon "je" ne semble éprouver aucune empathie  et encore moins de compassion pour les personnages . 

Je sais vers où je tends et vers où je ne tends pas.

 

Jérôme Leroy nous propose un livre troublant, gênant, au même titre que de nombreux ouvrages de Thierry Jonquet. 

 

On exécute sans le savoir un saut à l'élastique dans un gouffre dont les bords se rapprochent à chaque rebond. 

 

A lire et à ranger dans le Très Noir. 

 

Une interview de Jérôme Leroy à ne pas manquer ICI.

 

Un  article sur  RUE 89  concernant "Le bloc".

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